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L'IRRADIATION RENFORCERA LE CONTROLE EXERCE PAR LES MULTINATIONALES SUR L'ALIMENTATION MONDIALEL'IRRADIATION RENFORCERA LE CONTROLE EXERCE PAR LES MULTINATIONALES SUR L'ALIMENTATION MONDIALE Dans le monde entier, les multinationales telles que Philip Morris-Kraft, Del Monte et même Mitsubishi ont décidé de recourir à l'irradiation pour accroître leur présence mondiale. L'irradiation double ou triple la durée de vie des produits alimentaires, tue les insectes des fruits et des légumes et masque la contamination de la viande produite industriellement. Les multinationales de l'agroalimentaire souhaitent produire plus de fruits et de légumes dans les pays en développement car la main d'Suvre y est bon marché et les produits chimiques employés dans l'agriculture, dans la majorité des cas, n'y sont quasiment pas réglementés. L'irradiation permet d'expédier les produits plus loin puisqu'elle prolonge leur durée de vie. En outre, elle tue les insectes et autres espèces envahissantes considérés comme des "obstacles" au commerce. L'irradiation est aussi préconisée en remplacement du bromure de méthyle (produit de fumigation utilisé contre les insectes, les mauvaises herbes et les pathogènes d'une centaine de plantes cultivées) qui sera retiré du marché car il est nocif pour l'environnement. Le Mexique, le Brésil, le Chili, le Maroc et la Tunisie ont l'intention d'irradier les produits alimentaires qu'ils exporteront. De même, les Etats-Unis, la France et les Pays Bas qui sont les trois plus gros exportateurs mondiaux de produits agricoles, irradieront aussi un certain nombre d'aliments. A son tour, l'industrie de l'équarrissage des viandes préconise l'irradiation qui tue les bactéries présentes sur la viande en raison des méthodes d'abattage cruelles et peu hygiéniques pratiquées dans les fermes industrielles et les abattoirs. Les animaux sont entassés dans des élevages sales et abattus dans des usines d'équarrissage où les chaînes d'abattage sont rapides et inhumaines, Par conséquent, les viandes sont contaminées par les excréments, le pus et le vomi. Les industriels de l'équarrissage veulent masquer les bactéries mortelles en les irradiant. L'irradiation favorise l'industrialisation de l' alimentation et permet ainsi aux grosses entreprises de contrôler l'ensemble de l'alimentation mondiale. Pour maximiser leurs profits et leur influence, les groupes agroalimentaires comme Excel/Cargil, ConAgra, IBP et Tyson usent de leur influence dans les négociations sur le commerce international pour faire l'apologie de l'irradiation. Les petits exploitants agricoles et petits producteurs ne peuvent pas faire concurrence à l'industrie agroalimentaire qui exploite les travailleurs. Les opérations agroalimentaires traitent aussi le sol et l'eau comme des produits de consommation exploitables et générateurs de bénéfices. Les accords commerciaux qui favorisent les échanges mondiaux de produits alimentaires exercent une pression accrue sur les petits producteurs. Par conséquent, les exploitants indépendants perdent leurs terres et doivent émigrer en ville où ils vivent dans la pauvreté et sont souvent forcés de travailler (lorsqu'ils travaillent) dans des ateliers où ils sont surexploités. aliments irradiés = aliments nocifs et carents en vitamines L'irradiation bombarde les aliments de radiations équivalents en quantité à des millions de radiographies des poumons. L'intensité de cette irradiation déclenche une réaction en série qui détruit littéralement la structure moléculaire des aliments. Ce traitement engendre la création de produits chimiques nouveaux et non identifiés dont l'innocuité n'est pas prouvée. L'un de ces produits chimiques, connu sous le nom de 2-CDB, altère l'ADN du colon chez les rats qui l'ont ingéré. Ce produit chimique ne se trouve dans aucun aliment naturel sur terre. Le comble, c'est que c'est un marqueur bien connu qui permet de repérer l'irradiation d'un aliment. Les aliments irradiés perdent également leur valeur nutritive. Ils peuvent perdre jusqu'à 96% de leurs vitamines B, par exemple, comparés aux aliments non irradiés. Le problème est encore renforcé par l'allongement de la durée de vie des aliments, puisque des aliments stockés perdent leur valeur nutritive. Si les aliments irradiés sont stockés plus longtemps et expédiés plus loin de leur lieu de production, ils auront perdu presque toute leur valeur nutritive au moment d'être consommés. Tout le monde mangera des aliments dénaturés. LES NOUVELLES LOIS INTERNATIONALES A LA RESCOUSSE Plus de 130 pays auront bientôt le droit d'irradier les aliments (à n'importe quelle dose), d'échanger "librement" ces produits avec n'importe quel autre pays (que ceux-ci désirent les importer ou non) et de les servir aux consommateurs, sans forcément les avertir que les aliments qu'ils consomment peut les rendre encore plus malades que les pathogènes censés être supprimés par l'irradiation. Créée en 1961, la commission du Codex Alimentarius est un organe international responsable de l'établissement des normes mondiales en matière d'échanges mondiaux des produits alimentaires Au nom d'une politique apparemment inoffensive "d'harmonisation", la commission du Codex dont les membres ne sont ni élus ni sanctionnés par la volonté populaire, ont contribué à faire tomber les "barrières" douanières dans le but de promouvoir la "liberté" des échanges agricoles. Au nom de l'harmonisation, par exemple, le Royaume Uni ne pourrait pas interdire l'importation de produits français bien que ses propres lois sur la sécurité alimentaire soient plus strictes. Dans le cas de l'irradiation des aliments, ce sont les Etats Unis qui, en préconisant l'irradiation, essaient d'assouplir les normes adoptées par les pays où la production, la vente et/ou l'importation d'aliments irradiés sont interdits ou strictement limités, comme par exemple l'Australie, le Japon, la Nouvelle Zélande et la majorité des pays de l'Union européenne. Le Groupe consultatif international sur l'irradiation des aliments (GCIIA) est un autre organe de décision mystérieux, non élu démocratiquement, qui fait l'apologie de l'irradiation des aliments. Comme le Codex, le GCIIA se réunit en secret et il ne choisit pas ses responsables démocratiquement. D'ailleurs nombre de ces responsables travaillent dans le secteur privé ou sont étroitement liés à celui-ci. Le 3 novembre 2000, le GCIIA décidera au cours d'une réunion privée à Genève que tous les aliments pourront être irradiés en toute sécurité à n'importe quelle dose, et sans avoir étudié et encore moins identifié les composés chimiques engendrés par une forte irradiation. Cette décision est maintenant soumise au Codex qui pourrait l'adopter comme norme mondiale dans les deux années à venir. Pour ajouter encore à ces pratiques non démocratiques, le GCIIA, qui compte 45 Etats membres, notamment les Etats-Unis, la Hongrie, la Grèce et la Chine, tous favorables à l'irradiation, participe à l'établissement des normes de sécurité alimentaire de l'Organisation mondiale de la Santé qui compte plus de 130 Etats-membres. Fait significatif, le GCIIA a approuvé l'irradiation à haute dose en l'absence d'un quorum (majorité des membres présents). Seuls 22 membres sur 45 étaient présents à cette réunion. Avec la mondialisation de la sécurité alimentaire et des normes de qualité, les citoyens ont un contrôle limité sur les aliments qu'ils consomment. Les multinationales de l'agroalimentaire étendront leur influence sur les organisations internationales car elles seront les seules qui pourront intervenir sur le plan mondial. Au nom de la liberté des échanges mondiaux, la protection des consommateurs, obtenue de haute lutte, sera affaiblie ou totalement éliminée. De peur que leurs populations ne soient contraintes de consommer des aliments irradiés, génétiquement modifiés ou nocifs, certains pays ont lancé un appel pour que soit mis en Suvre le "principe de précaution" qui leur permettrait de maintenir leur souveraineté en matière de sécurité alimentaire (voir encadré). Jusqu'à présent, les Etats-Unis se sont pourtant opposés à cette politique sous prétexte qu'elle ferait obstacle au libre échange. "Lorsque qu'une activité est potentiellement nocive pour la santé humaine ou l'environnement, des mesures de précaution doivent être prises, même si le lien de cause à effet n'a pas été entièrement établi scientifiquement. Dans ce contexte, ce n'est pas au public d'apporter la preuve de cette nocivité mais à ceux qui proposent l'activité en question. -1998, Conférence Wingspread qui a défini le principe de précaution. more resources
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